Août
2020

Pour mieux réussir !

Que nous a appris cette crise COVID ?

D’abord sur la pandémie elle-même, qu’elle est loin finalement de la catastrophe annoncée. Les différents professeurs spécialistes, Didier Raoult en tête et hier le professeur TOUBIANA sur BFM entre autres nous expliquent bien que ce virus est comme beaucoup d’autres et qu’en un an, ils auront trouvés le vaccin, remède à tous ces maux. Certes des victimes dont la date du décès a malheureusement été avancée, surtout pour nos aînés. Mais finalement un événement qui a globalement été maîtrisé malgré la légèreté de certains, nos politiques en tête et certains jeunes qui il y a quelques mois, nous donnaient des leçons de savoir-vivre en leur porte-parole, la malicieuse Greta.

Cependant, les effets dévastateurs pour l’économie sont bien là. Et c’est à mon sens en cela qu’il faut nous interroger sur notre avenir.

Comment mon entreprise a t’elle survécu à cet arrêt forcé d’activité ?

Pour ma part, éternel optimiste, je fais référence à l’adage « à toute chose malheur est bon ».

Cette baisse de business a, au contraire de beaucoup de nos clients, été une hausse d’activité inégalée en si peu de temps. Pas que notre CA est explosé (en tous cas pas grâce au COVID), nous refusant à profiter d’une situation que personne n’attendait, mais nous permettant de mettre en avant notre offre de valeur et les conseils dont ils ont bénéficié pour gérer au mieux les différents cas rencontrés.

Pour autant, cela n’a pas réglé les difficultés fondamentales de certains. Si votre entreprise rencontrait des difficultés avant la crise, c’est que le problème est ailleurs.

On parle d’agilité, de télétravail (certains souvent ignorant de la méthode se sont auto-proclamé spécialiste et en ont profité pour écrire un bouquin sur le sujet) de QVE, etc… mais au fond, pourquoi une entreprise ne fonctionne pas ?

Les vraies raisons de nos difficultés

Cela fait plus de 30 ans que j’exerce au sein d’entreprises de toutes tailles. De la TPE (les miennes) aux grands comptes comme Orange et Bouygues.

Malgré des organisations bien différentes, partout j’ai fait les mêmes constats : L’implication des collaborateurs à exception près, n’est pas au rendez-vous !

Et c’est là le souci majeur des entreprises françaises. Je précise « françaises » car mon expérience internationale de 4 ans en Afrique uniquement, ne m’a pas suffit pour analyser les comportements. Si certains ont une vision plus mondiale, vos commentaires sont les bienvenus.

A cela plusieurs raisons :

1°) quoique l’on dise, le monde de consommation dans lequel nous évoluons, nous sollicite en permanence vers d’autre horizons que celui du travail. Vacances, séjour de tout bord, investissement maison, autos, informatique et télécom, jeux vidéo, etc… le tout, avec pour vecteur les réseaux sociaux. Ils sont autant de détournement de l’attention même pendant les heures de travail. A notre échelle nous n’y pouvons rien ou pas grand-chose. Certaines entreprises ont paramétré leurs réseaux informatiques en interdisant certains accès, mais ils ont vite compris que les smartphones avaient pris le relai.

Il faut donc vivre avec et bien penser que c’est un point noir sur lequel nous n’avons quasiment aucun pouvoir d’amélioration.

2°) Quel est donc ce facteur X à l’origine de ce manque d’adhésion ?

Une petite idée ?

Vous avez pourtant l’impression et le sentiment que vous faites au mieux pour vos collaborateurs. Tickets resto, parking, remboursement transport, pas de carence en cas d’absence de – de 3 jours, des primes de temps en temps, des augmentations régulières, un 13ème mois, voir même une salle de jeux pour les plus riches. J’ai même lu qu’un entrepreneur à la tête d’un groupe de + de 1000 personnes bien français, que j’ai connu en d’autres temps à l’époque où il tenait boutique avec 5/6 collaborateurs, avait construit une piste d’athlétisme en tartan dans ses nouveaux bureaux.

Les GAFA américains ont inventés les sièges gonflables relaxants et le babyfoot pour décontracter leurs salariés, les asiatiques les salles de sieste, les français les trouvant trop moux, les mettent au sport. Je vous laisse réfléchir à ça….

Et pourtant rien n’y fait !

Les ingrats. Oui « ingrats », c’est à ce mot que beaucoup de patrons pensent quand ils discutent entre eux de leurs collaborateurs. « Je fais pourtant tout pour eux, je suis super cool avec tout le monde, et pourtant ils ne sont jamais contents !»

3°) Bon sang, mais c’es bien sûr…

Et oui, nous sommes tous pareils. L’analyse et la remise en cause passe d’abord par les autres. Je ne parle même pas de réticence aux changements…

Bernard Anselem, éminent médecin en neuropsychologie, auteur et conférencier est un homme que j’apprécie car il sait communiquer sur sa science très technique avec des mots simples et de façon pédagogique à la portée de tous. Il saurait vous expliquer au travers des biais cognitifs que nous avons tous, les rouages de notre démarche intellectuelle.

Car au fond qu’est-ce qu’un patron aujourd’hui dans la majorité des cas ?

C’est quelqu’un qui a développé un talent dans une activité précise, qui est reconnu par ses pères et ne trouvant pas un costume à sa taille là où il travaille et se révèle, s’est dit un jour : « je vais leur montré ! » raccourci un peu rapide, je vous l’accorde mais à y réfléchir, quel est votre cas à vous ?

Attention, je parle ici des patrons propriétaires. Et non de ceux, Directeurs Généraux de leurs boites dont les vrais patrons sont les actionnaires. Ces derniers sortent souvent de grandes écoles bardés de diplômes qui avec du talent en plus, ont sus se vendre. J’ai beaucoup de respect pour eux, mais ce ne sont pas mes clients. Je parle ici aux patrons de 150 000 PME françaises qui comme moi « se sont faits tout seul » selon l’expression consacrées. Ceux qui ont engagés leurs biens personnels. A forcerie, les plus fragiles, ceux qui ont donc le plus besoin qu’on les aide à y voir clair.

Je sais, c’est prétentieux mais croyez moi. Comme je l’écris et le répète régulièrement : « c’est de l’échange et du partage que l’on avance ».

Il y a donc fort à parié que tous nous sommes certains d’avoir fait le maximum pour nos collaborateurs. Y avez-vous réfléchi ? Etes-vous toujours aussi sûr que votre façon de faire est la meilleure pour mobiliser vos collaborateurs ?

On peut réellement se poser la question au regard de l’après déconfinement. Combien de salariés ont purement désertés leur entreprise, combien se réfugient derrière le télétravail pour enfin avoir la paix. Combien ont carrément décidé de déménager à la campagne pour non seulement changer de cadre, mais aussi changer de vie ?

Même avant cette pandémie, combien de fois en posant la question a tous types de salariés cadres ou non-cadres : « Vous connaissez les objectifs de votre entreprise, ce qu’attend votre patron ? » Dans 90% des cas la réponse est la même : « NON » faites le test chez vous et vous serez surpris, hélas…

Vous pouvez avoir le meilleur produit du marché dans votre domaine, mais seul, vous restez au mieux un épicier de quartier !

Cette phrase m’est venue un jour, ou j’écoutais de savants coachs et consultants de tout bord, expliquer à un aéropage de patrons, tous les gains qu’ils allaient faire à bénéficier de leurs solutions toutes plus astucieuses les unes que les autres.

Je n’ai rien contre ces professions, ils sont pour beaucoup très bien. Mais trop s’autoproclament expert ou spécialiste, sans réel talent ni compétence. Et ces professions sont de ce fait dévoyées injustement.

Revenons à nos moutons

Cette expression vous a mis sur la voie ?

Et oui, les évidences comme les fondamentaux sont tellement ancrées que nous n’y pensons plus. Et pourtant !

Le fondement de notre réussite passe par le partage !

Je ne pense pas à l’argent, quoique, mais au partage de votre vision et de vos objectifs.

Combien d’entre nous réunissent leurs collaborateurs régulièrement pour simplement échanger sur ces deux mots et ce que nous attendons d’eux pour y arriver, tout simplement ?

Combien osent s’exprimer sur leurs envies sur le devenir qu’il souhaite donner à leur entreprise ?

Combien d’entre nous osent demander à leurs collaborateurs, quels sont, à leurs avis, les leviers qui vont faire que vos objectifs seront atteints pour le bien de tous ? Le vôtre et le leur.

Nous savons pourtant tous qu’ils a plus d’idées dans plusieurs têtes, que dans une seule.

Mais pourquoi ne le faisons-nous pas ?

C’est pourtant comme cela que vous allez réussir et parfois même au-delà de vos espérances.

Ce manque de communication est un vrai cancer dans nos entreprises. Celles qui réussissent ont bien compris que c’est grâce à cette communication régulière et pas forcément formelle, qu’elles ont réussi à mobiliser leurs troupes. Elles innovent, sont conquérantes, se déploient. Elles gagent ! Leurs salariés sont là, présents et actifs, heureux de participer et savent pourquoi ils se lèvent le matin, parce que vous les avez associés à votre démarche globale.  J’ai coutume de dire que « Nos salariés sont note première mine d’or »

Et comme par hasard, ces entreprises sont leaders sur leur marché…

Alors, de facteur X, communiquez et partagez pour devenir Vecteur de Réussite !

Si je suis aussi sûr de mes propos et que j’ai eu envie de vous les partager,  c’est qu’il y a quelques années, ce manque de communication m’a coûté très cher.

J’ai créé une entreprise de télécom AISTE. Parti avec 10 000 € en poche, après 3 ans, plus forte croissance en vente d’autocom chez Alcatel en Rhône Alpes, 300 clients en portefeuille, près d’1 millions d’euros de CA et 12 collaborateurs. On peut dire qu’à l’époque, ça roulait. Puis un jour dans ma 4ème année, coup de mou et mon associé me présente un projet de maisons ossature bois qui me fait rêver. Un peu marre des télécoms, je prends en une semaine la décision unilatérale de tout plaquer pour ce nouveau projet. Je vends à vil prix mon portefeuille client avec les salariés et liquide ma boîte.

Et là, la plus grosse claque de ma vie. A la barre du tribunal de commerce pour la liquidation, mon plus proche collaborateur (représentant du personnel) me dit : 

« C’est bête, tu nous aurais parlé de ton projet, on était tous prêts à rentrer dans le capital et assurer la continuité »…. Quand on sait que j’ai fait faillite avec ces put…de maisons bois qui m’ont coûté ma fortune (petite)….

Que puis-je espérer ? Que ces quelques lignes vous auront convaincus que le partage ne se limite pas au porte-monnaie ou au babyfoot… Ce n’est pas une culture d’entreprise, c’est un comportement humain qu’il faut intégrer dans nos gènes.

Arrêtons de le dire, faisons-le !

Je vous rassure, aujourd’hui tout va bien de nouveau et SSIGN se porte très bien ! Quelques projets de croissance organique et externe dans les tuyaux que nous partageons cette fois avec nos associés et collaborateurs… 😉

C’est aussi indirectement surement pour cela que nos clients nous suivent et sont de plus en plus nombreux !

Envie d’échanger sur ce sujet ? Des idées ? Des témoignages ? Les commentaires sont faits pour ça et j’y réponds toujours avec plaisir.

Bonne rentrée à tous

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